Le début
Un jour, alors que ma fille avait quatre ans, je pris ma guitare et commençai à improviser une histoire simple, un lapin décide un jour de ne plus manger de carottes et va visiter ses amis pour essayer un autre met. La musique était tout aussi simple. Ma puce accrocha. Je pris une cassette audio et démarrai l’enregistrement. Cela dut durer tout au plus une dizaine de minutes. C’était mignon de l’entendre s’étonner de ce qui arrivait à Bob, puisque tel était le nom du lapin. Les années passèrent, vingt-huit pour être précis, et puis : « papa, elle est où ma cassette ? Heu, dans ta chambre non ? » Hélas, plus de cassette. « Oh, papa, on entendait ma petite voix… » La voyant si triste, je décidai de réécrire l’aventure de mémoire.

Lorsque j’écris pour un enfant, je ne fais pas de concession en matière de français. Les mots, la structure grammaticale ne sont pas bêtifiants et cela peut être lu par un adulte. Les dix minutes initiales passèrent à une bonne heure de lecture. Une fois l’écriture terminée, il fallait l’illustrer.
J’avais pour idée d’avoir des dessins réalistes. Ne trouvant personne pour le faire, je me lançai et envoyai celui-ci à ma prof de dessin.
« Il manque de vie ton lapin » me dit-elle.

Ce retour, pas très positif, m’agaça. Je repris mon crayon et dessinai celui-ci à la va-vite. « Et là, il manque toujours de vie ? » Ma prof ne répondit pas.
Finalement, voilà ce qu’il devint, d’abord en noir et blanc puis en couleur.


A propos de couleur, la première version à gauche et la deuxième, qui fut choisie, à droite.


Et voici la couverture finale française et anglaise :

